Insult in the healing initiation ofNgungwel children
Mots-clés :
insulte, phobie, guérison, pouvoir, langueRésumé
Le présent article explore la force incantatoire de l’insulte dans l’initiation à la guérison des enfants Ngungwel. En appliquant l’anthropologie communicationnelle de Dell Hymes (1974) et le principe de globalité dans la prise en charge d’un cas de Samuel Hahnemann (1755-1843), les insultes décrivent les symptômes du patient aux niveaux physique et émotionnel. En tant que tels, ces actes illocutoires fonctionnent comme des actes de discursifs indirects. Leurs effets perlocutoires sur l'insulté s'entendent en termes de phobie et d'humiliation dont la valeur pragmatique est le rejet de la vie sociale. Portant cela dans son moi intérieur, le patient prend conscience qu'il doit se rétablir s'il estime que la vie vaut vraiment la peine. Ainsi, il cède l’opportunité à l’incantation de la guérisseuse signifiant « je t’ai guéri ». Cette investigation prouve que le déploiement du pouvoir de la langue varie d’une culture à l’autre, et de ce fait, élargit le champ de la théorie des énoncés performatifs.